Lundi 22 août 2011
1
22
/08
/Août
/2011 08:37
Retour sur une exposition artistique qui s'est tenue en juin dernier dans la ville d'Uzès (Gard, Languedoc Roussillon).
Le conseil régional du Languedoc Roussillon et Orange (d'où l'utilisation du mot "Flashcode" dans le titre... en réalité un QRcode ; voir le billet " Flashcode : Une marque, pas une technologie" pour plus de précision), ont souhaité mettre en avant le "média" code 2D et par la même
occasion, se donner une image de région à la pointe de la technologie. Un appel à projet a été lancé pour l'occasion.
C'est l'artiste français Simon Siegmann, scénographe et
plasticien, qui a été retenu pour son projet "Labyrinthe".
Réalisé en collaboration avec le Centre de Développement Chorégraphique
d'Uzès, ce projet était une invitation à découvrir la mémoire du festival de danse d'Uzès.
Simon Siegmann a conçu et réalisé un labyrinthe de huit mètres sur huit, dans lequel les visiteurs étaient invités à se perdre avec leurs smartphone. Un fil d'Ariane composé de Flashcodes
serpentait le long des parois et proposait aux spectateurs de découvrir des vidéos, photos, documents... sur le festival d'Uzès et sur la programmation 2011. Certains codes indiquaient le chemin
vers la sortie.
890 flashcodes ont ainsi été collés sur les parois (taille flashcode 5x5cm avec un espacement tous les 5cm). Il y avait environs 180 flashcodes différents. Les noirs renvoyaient vers
des archives du festival (photos, vidéo, texte ), les bleus vers la programmation du festival 2011 et les mauves vers des « cadeaux » d’artistes. Les flashcodes verts
ouvraient quant à eux un plan du labyrinthe avec une marque de position en indiquant : « vous êtes ici »
Quelques exemples :
Il y a une volonté de l'artiste de jouer sur le contraste entre la répétition des codes et les murs blancs... les flashcodes sont innombrables mais petit. Ils envahissent la paroi sans
l'étouffer... une forme d'équilibre.
Simon Siegmann décrit ainsi son projet :
"Le labyrinthe permettait de créer une simèse géante entre la page blanche et les murs des villes. Par ailleurs avec le labyrinthe, il y a l’idée d’espace restreint, d’un enfermement. Cet «
enfermement » est rendu caduque d’une part par l’ouverture vers le ciel qui se découpe entre les mur du labyrinthe et d’autre part par les flashcodes qui par essence ouvre sur un autre espace /
temps : photo, vidéo, texte.
La jonction entre le bati, c’est à dire le labyrinthe, et les flascodes s’opère par la mutliplication du nombre flashcodes sur une zone restreinte, ce pictogramme devient à la fois comme un
liseret de bas relief et en même temps ouvre un champs infini. C’est l’idée que le nombre flashcode est illimité tout comme le nombre de liens URL et les informations qui y sont liées sont
illimités. Il y a globalement un aller retour en entre l’ouvert et le clot, l’espace public et l’espace privé, l’inviduel et le collectif"
(extrait du discours inauguratif).
Source et crédits photos : © Simon
Siegmann
Simon Siegmann vit et travaille à Bruxelles, où il a étudié les arts plastiques. Depuis 2001, il crée des pièces personnelles, issues de ses recherches croisées entre les arts plastiques et les
arts vivants, dans lesquelles ses sculptures-scénographies deviennent des espaces d’intervention pour d’autres artistes. De janvier 2008 à janvier 2010, il est artiste associé à la Maison du
spectacle La Bellone.
Vous aimez ? alors votez et partagez